Notre modèle : une démarche pragmatique, une adaptation continue
Depuis sa création il y a maintenant vingt-quatre ans, Générale de Santé a mis en œuvre un modèle médicoéconomique qui repose en premier lieu sur une vision cherchant au jour le jour à assurer un bon équilibre entre les idéaux de justice sociale et de solidarité du système de soins français et les contraintes de ses ressources ainsi que, en second lieu, sur la volonté d’accueillir dans ses établissements tous les patients, sans exception, pour y traiter toutes les pathologies, des plus légères aux plus complexes.
Le vote en juillet 2009 de la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) a ouvert une nouvelle ère dans la politique de santé française. Pour mieux prendre en charge les patients, elle définit un nouveau partage des rôles entre les acteurs. Le Groupe retrouve pleinement sa philosophie d’action dans le fil directeur de la loi : qualité des soins au patient et efficience de l’organisation.
Aujourd’hui, la vision de Générale de Santé repose sur trois fondamentaux :
- la qualité des soins est indissociable d’une gestion responsable ;
- l’attachement au mode d’exercice libéral de la médecine garantit sa pérennité ;
- l’échelon territorial est le bassin cohérent à l’intérieur duquel se déploie la coopération efficace entre les acteurs de santé au service du patient.
Depuis 2007, les regroupements d’établissements, le déploiement de grands hôpitaux privés, la modernisation des établissements se sont poursuivis. Un haut niveau d’investissements (soit, portés en propre ou refinancés, 11% du chiffre d’affaires annuel) a été maintenu, y compris au plus fort de la crise économique. Tous les acteurs, soignants, gestionnaires et actionnaires ont joué leur rôle.
Pourtant, les principaux résultats économiques de Générale de Santé, n’ont pas été à la hauteur des attentes, aussi les orientations retenues pour la nouvelle stratégie du Groupe visent-elles à faire évoluer son modèle d’offre de soins, à adapter ses organisations pour qu’elles soient plus simples, plus réactives, plus proches des patients et des praticiens.
La gestion des établissements de santé en réseau
La création de pôles intégrant les établissements MCO entre eux et, dans certains cas les établissements SSR, permettant leur gestion en véritables réseaux est la meilleure réponse aux demandes du secteur. Les pôles permettront de renforcer, en amont, les liens avec la médecine de premier niveau, en créant des centres de consultations avancées ou des maisons médicales et, en aval, avec les soins de suite, ils contribueront à favoriser la prise en compte globale du parcours du patient.
Une prise en charge globale du patient
Le deuxième axe est le passage de l’acte de soins à une vraie prise en charge globale du patient. Coordonner son parcours et le faire bénéficier d’un accompagnement personnalisé est un objectif ambitieux mais nécessaire.
Pour mettre en place ces deux premiers axes, il est nécessaire de développer avec les médecins des projets médicaux de pôles qui reposent sur la mise en réseau des établissements dans leur bassin de vie. Cette mise en réseau devrait rendre possible, en fonction des besoins, la création de véritables filières. L’expérience acquise depuis 2006 avec les dix-huit pôles cancérologie de Générale de Santé sera d’une grande utilité.
Médicalisation du processus de décision
Avec ce troisième et dernier axe, il est question d’une médicalisation des processus de décision de l’entreprise, c’est-à-dire une attention quotidienne et professionnelle à ses métier de base, prendre soins des patients, avec une organisation plus proche du territoire et plus simple.


