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Comprendre les enjeux des grandes activités médicales de Générale de Santé

Médecine chirurgie-obstétrique : les réponses du Docteur Pierre Lanot, Anesthésiste à l’hôpital privé d’Antony

Les enjeux de la période 2008-2009 sont à la fois médicaux et organisationnels, car les deux dimensions sont indissociables. Par exemple, pour l’ensemble des établissements Générale de Santé, le déploiement du schéma directeur informatique, indispensable pour la bonne codification et information des dossiers médicaux, ou la mise en place de la nouvelle tarification V11. L’enjeu le plus fort est sans doute, dans le contexte du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires et du plan Hôpital 2012, la modification des règles du jeu entre secteurs hospitaliers public et privé.

Comment s’organise votre réponse à ces défis ?

Il s’agit d’abord d’optimiser notre réponse en termes de qualité de prise en charge. Pour cela, nous devons prendre une longueur d’avance en articulant de plus en plus notre offre de soins selon une logique de réseau, autour de pôles de référence : pôle du genou à Lille, pôle de cardiologie à l’institut hospitalier Jacques-Cartier, pôle de cancérologie à l’institut de cancérologie de l’hôpital Jean-Mermoz…

Quel fait marquant retenez-vous particulièrement en 2008 ?

Des réalisations exemplaires ont vu le jour dans un certain nombre d’établissements, comme le Nouveau pôle maternité et santé de la femme à l’hôpital privé Beauregard de Marseille, qui regroupe en un même lieu les services et spécialités autrefois dispersés, ou l’ouverture de la première salle hybride de cardio-intervention à l’institut hospitalier Jacques-Cartier. Des étapes clés qui vont dans le sens du renforcement de notre excellence médicale.

Soins de suite et de réadaptation : les réponses du Docteur Jean Barthe Directeur médical de Générale de Santé Soins de suite et de réadaptation

Nous devons faire en sorte que ces soins ne soient plus considérés uniquement comme l’aval du court séjour, sans projet thérapeutique défini, mais deviennent un élément central de la prise en charge du patient dans son parcours de soins. Cela suppose de développer leur spécialisation (cardiologie, neurologie, gériatrie, grands brûlés, addictologie…) et l’organisation d’un véritable réseau entre l’amont et l’aval de nos établissements.

Comment s’organise votre réponse thérapeutique à ces défis ?

Conformément au schéma régional d’organisation sanitaire, en cours de révision, nous devons adapter la spécialisation de nos établissements aux besoins et améliorer sans cesse nos plateaux techniques. Notre objectif est de proposer une offre de soins plus médicalisée et spécialisée, guidée par les besoins de santé publique.

Quel fait marquant retenez-vous particulièrement en 2008 ?

Les nouveaux décrets (avril 2008) et la circulaire d’application (octobre 2008), qui reconnaissent clairement les soins de suite et de réadaptation comme un élément central du parcours de soins. Ils nous donnent une base réglementaire sur laquelle nous pouvons nous appuyer pour réorganiser notre activité en participant à l’animation des filières et des réseaux de prise en charge des patients.

Santé mentale : les réponses du Docteur Alain Nicolet, Directeur de la clinique Pen An Dalar (Brest)

La souffrance psychique fait partie de la vie. Mais à un certain degré, elle devient pathologique. La maladie mentale et la dépression en particulier restent méconnues en France, leurs conséquences sociales et familiales y sont sous-estimées. Nous voulons contribuer à une meilleure reconnaissance de cette maladie et de son impact social, et améliorer sa prise en charge, tant par l’éducation thérapeutique que par un effort d’aide à l’entourage. L’impact en termes de souffrance, de perte de productivité sociale et économique, de drame personnel est trop lourd.

Comment s’organise votre réponse thérapeutique ?

Nous formalisons des groupes de parole patients soignants et nous développons des outils d’information (fiches techniques) pour les patients et leur entourage : il s’agit de comprendre la maladie, de l’accepter et de la surmonter.

Quel fait marquant retenez-vous particulièrement en 2008 ?

La mission présidée par Édouard Couty sur la psychiatrie a rendu son rapport. Celui-ci propose, notamment, de ne plus faire de la sectorisation psychiatrique le principe organisateur et le pivot de l’activité sur le territoire : cette évolution éventuelle donnerait aux cliniques privées une place plus importante et leur permettrait de mieux structurer les prises en charge en fonction des pathologies. Par ailleurs, la consolidation du réseau des cliniques Générale de Santé, Santé mentale renforce le Groupe dans son rôle d’acteur incontournable du secteur psychiatrique en France.

Soins à domicile : les réponses du Docteur Daniel Piperno, Directeur médical du métier respiratoire

Le vieillissement de la population et l’augmentation du nombre des maladies chroniques, dont celles qui sont liées à l’environnement et au mode de vie, entraînent une croissance inévitable de notre activité, de plus en plus concurrentielle. Parallèlement, il devient nécessaire de diminuer la durée moyenne du séjour à l’hôpital tout en garantissant la continuité des soins dans les meilleures conditions de sécurité et de confort pour nos patients.

Comment s’organise votre réponse à ces défis ?

Nous devons être compétents et réactifs. Nos conseillers et nos techniciens reçoivent une formation médicale pour compléter leur expertise technique. Les infirmières sont formées pour pouvoir, à leur tour, dispenser une éducation thérapeutique aux patients. Les personnes diabétiques ont depuis longtemps cette information qui leur permet d’être des acteurs de leur prise en charge. Demain, il faut que tous les patients atteints de maladies chroniques, en particulier l’insuffisance respiratoire et les apnées du sommeil, aient cette culture

Quel fait marquant retenez-vous particulièrement en 2008 ?

La réorganisation des soins à domicile au sein d’une entité unique – Générale de Santé Domicile – a été un événement majeur en 2008, concrétisé début 2009. Le soin à domicile n’est plus isolé et dispersé dans de multiples petites structures. Il vient s’inscrire dans la continuité de l’hospitalisation, et éventuellement des soins de suite et de réadaptation, et tient une place spécifique dans l’ensemble du parcours de soins.

Pour en savoir plus :

  • Le rapport médical 2008
  • Les contributions de Générale de Santé à travers ses collection ‘les Essentiels’

 

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