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Cancers féminins : concilier efficacité diagnostique, ciblage thérapeutique et humanité

À Marseille, l'hôpital privé Beauregard dispose d'une structure originale : l'Institut de chirurgie et d’oncologie gynécologique et mammaire (ICOGM).

  • Son concept : réunir dans une seule unité, notamment en ce qui concerne l’activité de consultations, toutes les compétences nécessaires à la prise en charge des cancers du sein et de l’appareil génital féminin (chirurgiens cancérologues et plasticiens, oncologues chimiothérapeutes et radiothérapeutes, gynécologues, psychooncologues, infirmières praticiennes, assistantes…).
  • Du dépistage et du diagnostic à la guérison, en passant par les traitements et les reconstructions, la prise en charge des cancers est toujours un long parcours. À chaque étape, l’organisation de l’Institut facilite le dialogue entre les professionnels et la coordination des soins.
  • Outre l’expertise médicale et paramédicale, les équipes de l’Institut sont particulièrement attachées à l’accompagnement humain et à l’attention portée aux malades et à leur famille : « Chaque patiente doit être partie prenante de son traitement : comprendre sa maladie, participer aux décisions clés… Une implication facilitée par la cohésion de l’équipe médicale et paramédicale, souligne le professeur Pascal Bonnier, qui est à l’origine de ce projet. On soigne la maladie et on prend soin de la patiente. »
  • L’Institut permet aux patientes d’avoir un seul point de contact pour l’organisation de tous les soins, quels qu’ils soient. Il permet aussi la réalisation de véritables consultations pluridisciplinaires, où la patiente peut être examinée et prendre part à la discussion thérapeutique simultanément avec plusieurs interlocuteurs (par exemple : le chirurgien cancérologue et le chirurgien plasticien ; le chirurgien et le radiothérapeute, etc.).

 

Les pôles cancer de Marseille déploient des plateaux techniques à la pointe de l'état de l'art.

Exemple : la macrobiopsie sous stéréotaxie, communément appelée « Mammotome® », qui évite les chirurgies inutiles pour des lésions bénignes et permet une prise en charge chirurgicale de meilleure qualité en cas de cancer.

  • Pendant longtemps, quand il y avait un doute sur la malignité d’une tumeur mammaire, l’ablation chirurgicale était la règle.
  • Aujourd’hui, la macrobiopsie sous stéréotaxie permet, au moyen d’un examen de courte durée (trente minutes), d’aboutir à un diagnostic histologique fiable. Sous anesthésie locale, la patiente subit par aspiration un prélèvement de tissu mammaire, les aiguilles étant positionnées très précisément sous contrôle radiologique. L’échantillon est aussitôt envoyé au laboratoire et analysé par un médecin anatomo-pathologiste. Si le procédé reste invasif, les effets secondaires sont considérablement réduits pour la patiente (léger hématome au maximum).

Autre exemple : la technique du « ganglion sentinelle », une approche chirurgicale moderne particulièrement soucieuse du confort des patientes atteintes d’un cancer du sein.

  • Le curage axillaire, c’est-à-dire l’ablation complète des chaînes ganglionnaires du creux de l’aisselle, était la seule technique disponible jusqu’en 2000. Ce curage entraîne fréquemment des séquelles au niveau du membre supérieur, qui sont parfois considérables. Si la probabilité d’atteinte des ganglions axillaires augmente avec la taille de la tumeur, il reste impératif, en cas de petite tumeur, de procéder à une vérification axillaire.
  • La technique des ganglions sentinelles permet, pour les tumeurs de moins de 2 à 3 cm, d’éviter un curage ganglionnaire systématique en l’absence d’atteinte. Cette technique a très peu d’effets secondaires.
  1. Avant l’intervention, le médecin scintigraphiste injecte un traceur radioactif dans le sein de la patiente.
  2. Après quelques dizaines de minutes, le produit radioactif se concentre, dans le (ou les) premier(s) ganglion(s) spécifique(s) qui draine(nt) la tumeur, baptisé(s) « ganglion(s) sentinelle(s) ». À l’aide d’une sonde de détection de radioactivité, le chirurgien peut ainsi aisément repérer et prélever ce ganglion « témoin », afin de le soumettre au médecin anatomo-pathologiste (présent au bloc opératoire) pour un examen extemporané, réalisé immédiatement en cours d’intervention.
  3. Le résultat de cet examen détermine la suite de l’opération :
  • si le ganglion est sain, la phase chirurgicale axillaire prend fin ;
  • s’il est envahi, le chirurgien réalise immédiatement le curage ganglionnaire.

Radiothérapie : intégrer les dernières innovations technologiques

La radiothérapie intègre aujourd’hui les avancées des différentes modalités de l’imagerie anatomique, fonctionnelle, multimodale, tridimensionnelle, et 4D (prenant en compte les mouvements du patient ou ceux des organes).

Les accélérateurs de radiothérapie de l'Hôpital privé de Clairval et de l'Hôpital privé de Beauregard bénéficient des dernières avancées techniques (modulation d’intensité, collimateurs multilames…). Ils peuvent délivrer le maximum de la dose à la tumeur, tout en assurant une meilleure protection des tissus sains avoisinants, et donc une diminution des effets secondaires et des séquelles tardives. Ils sont également équipés de dispositifs d’imagerie embarquée pour la vérification en temps réel du positionnement du patient.

Mettre les technologies de pointe à disposition du plus grand nombre

Ces dernières années, les centres de radiothérapie de Clairval et de Beauregard se sont engagés dans la formalisation des différentes procédures, parallèlement à la poursuite et au développement des contrôles qualité et sécurité ainsi qu’à la formation initiale et continue de ses équipes. Ces travaux s’inscrivent dans le projet « Radiothérapie GDS 2008-2010 ».

L’acquisition de nouvelles technologies renforce encore l’attractivité du centre de radiothérapie : le nouveau scanner intégrant les techniques de synchronisation à la respiration est maintenant opérationnel, ainsi qu’un nouvel accélérateur de particules dédié à la radiothérapie stéréotaxique intracrânienne et extracrânienne.

 

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