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Le centre SOS Mains de la clinique La Francilienne (Pontault-Combault) prend en charge les patients en urgence

Depuis un peu plus de 15 ans, la clinique La Francilienne a développé un service d’urgence de la main, qui figure aujourd’hui comme l’un des pôles d’excellence de la spécialité en France. Pour la seule région parisienne, on dénombre neuf centres de ce type accrédités par la Fédération européenne des services d’urgence de la main (Fesum)* parmi lesquels figure également l’Hôpital privé de l’Ouest parisien à Trappes .

Une équipe parée aux urgences et à la bonne évaluation des complications

Le SOS Mains de La Francilienne couvre toute la partie Est de l’Ile-de-France. Dans ce centre ouvert 24 h/24 et 365 jours par an, une dizaine de patients sont opérés en urgence chaque jour,. « L’un de nos cinq chirurgiens spécialistes est toujours de garde pour répondre aux sollicitations », confirme Marc Derrien, directeur général de clinique La Francilienne. Chaque année, on recense près d’1,5 millions d’accidents de la main en France. Ces accidents, très fréquents, sont dans leur grande majorité d’origine domestique. « Beaucoup d’accidents ont lieu dans la cuisine, ou lors d’une séance de bricolage », explique le docteur Thierry Dubert, chirurgien de la main et responsable du Centre SOS Mains de La Francilienne.

Les pathologies les plus fréquentes – et les plus graves – concernent des plaies : un membre sectionné, une coupure profonde, ou encore un objet pointu qui dérape sur la main. Quelque soit la plaie, même si elle paraît anodine, elle ne doit pas être négligée. Dès qu’elle est un peu profonde, la blessure peut endommager un nerf ou un tendon.

Or, les patients n’évaluent pas toujours la nécessité d’une bonne prise en charge pour éviter les complications. La visite au Centre SOS Mains survient souvent en second lieu, lorsqu’arrive l’infection. « Cas classique : un patient se fait une petite plaie avec un tournevis, raconte le docteur Dubert. Il désinfecte lui-même , sans juger nécessaire de consulter. Quelques jours après, il arrive chez nous avec une plaie infectée en profondeur. »

Rééducation postopératoire

Après certaines opérations, le patient entame une période de rééducation assez longue – entre trois et six mois. Elle est déterminante pour la suite. « La rééducation tient pour une bonne part dans l’efficacité globale de l’intervention chirurgicale », souligne le docteur Dubert. Son équipe compte deux kinésithérapeutes. Ils sont présents sur place, et spécialement formés à ce type de pathologies. En plus d’une dimension fonctionnelle, ils doivent prendre en compte la part psychologique. « Les patients que nous suivons après l’intervention sont souvent en état de choc. Ils ont du mal à envisager la suite lorsque les séquelles risquent d’être handicapantes, explique Catherine Laffargue, kinésithérapeute. Il faut les rassurer, les encourager. »

Dans la pratique, les séances sont quotidiennes, et durent environ deux heures. Le travail est souvent assez complexe, car la main se compose de nombreux tendons et de nerfs. Il faut faire à la fois un travail sur la motricité, la sensibilité et la douleur.

Définition d’un projet de réinsertion

Pour les cas les plus graves, en parallèle du travail de kinésithérapie, le chirurgien oriente le patient vers un chargé de mission socio-professionnelle. Celui-ci tient une permanence à la clinique et travaille avec l’une des deux psycho-cliniciennes de l’équipe.

Objectif : accompagner au mieux le patient sur le plan psychologique et envisager avec lui sa nouvelle vie : pourra-t-il reprendre son emploi ou faudra-il entamer une reconversion ? Une prise en charge complète, qui permet d’envisager plus sereinement le maintien dans l’emploi ou la réinsertion.

 

Le Réseau Prévention Mains d’Ile-de-France

Le Réseau permet la prise en charge globale des patients victimes d’accidents des membres supérieurs. Il est né en 2007 de la fusion des réseaux de l’Ouest et de l’Est franciliens. Ces réseaux avaient été créés quelques années plus tôt, respectivement par les docteurs Christian Couturier à l’hôpital privé de l’Ouest parisien (78), et Thierry Dubert à la clinique La Francilienne (77) en 2003. Près de 800 professionnels de santé en sont adhérents. La première mission du réseau est de coordonner l’action de tous les spécialistes depuis l’accident jusqu’à la consolidation.

Le réseau apporte également un soutien psychologique aux patients les plus gravement atteints. Des équipes de psychologues et de chargés de mission socio-professionnelle, assurent des permanences dans les neuf centres FESUM d’Ile-de-France.

Autre mission : la prévention. Des campagnes d’information sont organisées auprès du grand public ainsi que des sessions de formation en direction de tous les acteurs du secours : pompiers, urgentistes, mais aussi secouristes en entreprise. La qualité du pré-diagnostic est en effet essentielle, pour orienter au mieux la victime. « En cas d’accident, l’orientation des victimes vers un centre d’urgence main est encore trop rare », explique Annie Montauban, coordinatrice du Réseau. L’important est que chacun ait, à son niveau, le bon réflexe.

Site Internet : www.reseaumain.fr - Numéro Indigo de la FESUM : 0 825 00 22 21 *

 

Le rôle de la Fesum dans l’accréditation des centres SOS Mains

La Fesum, fédération de centres spécialisés dans la prise en charge et le traitement des urgences de la main, compte 47 centres en France (27 privés et 20 publics) prenant en charge quelque 120 000 blessés de la main par an. Le traitement de ces traumatismes nécessitant des compétences spécifiques de la part des chirurgiens (notamment la maîtrise parfaite des techniques microchirurgicales), ces centres font l'objet d'une accréditation par la Fesum.

« Chaque centre doit comporter au moins 3 chirurgiens ayant tous une formation validée théorique et pratique de la chirurgie de la main et de la microchirurgie, explique le docteur Jean-Claude Guimberteau, chirurgien et coordonnateur des Urgences de la main à l’hôpital privé Saint Martin Pessac et secrétaire général de la Fesum, nous demandons une disponibilité 24h/24, 7j/7 afin d'assurer la surveillance et le suivi post-opératoire ainsi que des soins de rééducation et d’appareillage ».

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