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Education thérapeutique ; une approche structurée dans les cliniques de Santé mentale de Générale de Santé
Les cliniques de Santé Mentale du Groupe Générale de Santé se sont engagées dans une nouvelle approche : l’Education Thérapeutique des Patients et de leur entourage (ETP), à ne pas confondre avec les informations ou les conseils ponctuels délivrés aux patients.
L’éducation thérapeutique des patients et de leur famille s’impose à tous les établissements. Au-delà de la réglementation, « cette nouvelle approche,
explique Claudine Drouin, directrice des soins, de la qualité et des risques du pôle Santé Mentale du groupe est une priorité de Générale de Santé : le label V2, en cours de déploiement dans les établissements, lui consacre tout un référentiel.
»
L’ETP répond à des recommandations très précises de l’HAS (Haute Autorité de Santé). C’est un ensemble coordonné d’activités animées par des professionnels de santé formés à la démarche d’éducation thérapeutique et aux outils pédagogiques. Elle doit permettre aux patients d’acquérir « des compétences d’autosoins
» ou « des compétences d’adaptation encore nommées psychosociales
».
Les programmes d’ETP doivent répondre à des critères très précis. Ils sont, en particulier, centrés sur le patient, formalisés et organisés dans le temps. « Multiprofessionnelle, interdisciplinaire et intersectorielle
», cette éducation thérapeutique doit faire partie intégrante du projet de soins de chaque patient et être évaluée.
Une démarche structurée
Le centre de jour de la Clinique Pen An Dalar a mis en place des programmes d’ETP. Martine Boucher anime ainsi un programme de psychoéducation que cette infirmière, titulaire d’un DU en promotion de la santé, a mis au point. « L’objectif de ce programme,
explique-t-elle, est de permettre au patient de mieux comprendre sa maladie, de mieux la gérer afin d’améliorer sa qualité de vie et d’éviter des hospitalisations
».
Le centre de jour prend en charge des patients présentant des pathologies chroniques et, en particulier, des troubles de l’humeur et des fins de dépression. Le programme est construit autour de différentes thématiques ayant trait à la maladie (représentation, signes d’alerte, troubles associés, etc.), aux émotions, aux besoins des patients et à leurs projets de vie.
Elaborer et faire vivre un programme d’ETP ne s’improvise pas. « Il faut, souligne Martine Boucher, des compétences et des outils. C’est tout un cheminement à entreprendre en s’interrogeant : pourquoi vouloir élaborer tel programme, pour qui, avec qui, où, comment, etc ? Chaque programme, insiste-t-elle, doit être intégré dans une démarche de soins et recevoir l’adhésion des équipes et du patient ». Le centre de jour a mis en place d’autres programmes d’ETP portant, en particulier, sur l’équilibre alimentaire, la valorisation de l’image de soi, la gestion du stress, l’accompagnement et la gestion du temps.
Des projets en cours
D’autres cliniques se sont résolument engagées dans la démarche. La Clinique du Parc, comme l’explique Catherine Gautier-Bourgeois, directrice des soins, va développer des programmes d’ETP selon deux orientations :
- d’une part, la relaxation en pleine conscience de soi, ce programme animé par la psychomotricienne s’inscrivant dans le cadre d’une démarche de recherche ;
- d’autre part, la nutrition qui fait déjà l’objet d’un groupe de travail opérant. Une infirmière, Delphine Gasnier, a été nommée référente éducation sur ce projet.
Le groupe de travail pluridisciplinaire cible les comportements liés à la dépression comme critère d’inclusion au programme. Les prochaines étapes seront donc de les identifier et de mener une enquête sur les besoins des patients ainsi ciblés.
La Clinique d’Yveline s’est elle aussi engagée sur un programme d’ETP pour les patients bipolaires et leur famille. Ce projet, précise le Dr Blancard, s’inscrit dans le cadre du réseau Yvelines. Un groupe de travail pluridisciplinaire a engagé la réflexion autour de 30 dossiers patients.
De son côté, la Clinique St Michel travaille à la mise en place d’ateliers sur le thème de la psychoéducation en direction des patients bipolaires. « Nous avons déjà des ateliers inspirés de la psychoéducation comme celui sur le médicament , explique le Dr Ghozaël. Nous voulons passer à une démarche structurée,avec des objectifs clairs, des supportsvalidés, des personnels formés et des évaluations ». La clinique a également en projet la mise en place d’un atelier de mobilisation sociale qui serait plutôt destiné aux patients psychotiques.
Comme on le voit à travers ces quatre exemples, les cliniques de Santé du groupe s’impliquent dans la démarche d’ETP. Pour les aider à développer ces approches thérapeutiques, Générale de Santé va mettre en place à la fin de l’année des formations de formateurs, à l’image de celles portant sur la prévention du suicide. Les psy, bien entendu, y sont attendus.


