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Retour expérience : le dispositif d’accueil à temps partiel de la clinique Pen An Dalar
03 Septembre 2009
Créée en 1947, la rejoint Générale de Santé/Santé Mentale en 2000. Elle est aujourd’hui un acteur majeur de la santé mentale en Bretagne. clinique Pen An Dalar
Outre un faible contingent de psychotiques, la clinique accueille essentiellement des patients souffrant de troubles de l’humeur ou d’addictions (alcool, toxicomanie). « Ces derniers présentent des pathologies souvent chroniques. Ils sont soumis, entre deux périodes de rémission, à de forts risques de rechute », explique le Docteur Alain Nicolet. « Or nous sommes persuadés que l’on peut « réussir sa dépression », c’est-à-dire mettre ce passage difficile à profit pour ré-inventer sa vie. A condition d’être réellement accompagné. » La Clinique Pen An Dalar propose ainsi des solutions originales.
La réhabilitation psychosociale comme philosophie de soin
La réhabilitation psychosociale est une philosophie de soin définie comme un « processus qui facilite le retour d’un individu à un niveau optimal de fonctionnement autonome dans la communauté ». La Clinique Pen An Dalar, en particulier son centre de jour, poursuit ainsi trois horizons thérapeutiques :
- optimiser l’estime globale et la représentation de soi ;
- favoriser et améliorer les capacités relationnelles et sociales au quotidien, à travers notamment la participation à des activités collectives ;
- intégrer le patient dans la gestion de sa maladie, à travers des actions de psychoéducation ou son implication dans les bilans et transmissions médicales.
Autant que sur les pathologies primaires (névroses, psychoses…), les équipes de la clinique tentent aussi d’agir sur les pathologies secondaires (troubles cognitifs, conduites d’échec, etc ) et de réduire les difficultés d’adaptation à la vie extérieure.
Une prise en charge diversifiée et coordonnée
La clinique assure une prise en charge médicale particulièrement renforcée qui allie le psychique au somatique. La prise en charge s’effectue de manière individuelle mais aussi , avec des thérapies et des activités de groupe. Outre les lits d’hospitalisation complète, la clinique a par ailleurs mis en place l’éventail quasi complet des alternatives envisageables dans le secteur privé :
- lits de crise, pour des hospitalisations d’une durée inférieure à une semaine afin de désamorcer la crise ;
- service d’hospitalisation de nuit ;
- centre de jour.
Confronté à la vie extérieure, le patient sortant d’une hospitalisation complète ou à temps partiel, risque de retrouver les difficultés ayant accéléré son processus de décompensation psychologique . Véritables pivots de la prise en charge, les infirmières référentes s’appuient sur un réseau d’acteurs-relais. « Les sorties sont systématiquement préparées, explique ainsi Martine Pelletier, coordinatrice du service de nuit et du centre de jour. Nous travaillons en lien avec la famille, les structures hospitalières, médico-sociales ou associatives ».
Un Service de nuit depuis 1996
Innovation dans le milieu de la psychiatrie privée, le service de nuit de la Clinique Pen An Dalar est né en 1996 d’un constat : « A leur sortie de l’hôpital, les malades étaient laissés seuls face aux contingences de la vie autonome : les démarches administratives, le retour à la vie professionnelle, la réinsertion dans un tissu social, familial ou conjugal, explique le docteur Alain Nicolet. Autant d’éléments qui pouvaient être à l’origine d’une rechute ». Sans le couper de son environnement quotidien, le séjour de nuit maintient le patient dans un dispositif thérapeutique tout en lui donnant les « clés des relations sociales ». Hébergés à partir de 18 heures, ils vivent de manière semi-autonome et participent à des tâches collectives qui les responsabilisent. Tous les soirs, ils établissent avec l’infirmière référente le bilan de la journée. Les objectifs initiaux, fixés d’un commun accord entre le patient, le médecin et l’infirmière, sont régulièrement réévalués, en fonction des difficultés rencontrées.
Le Centre de jour 'Terre de Sienne' complète le dispositif d’hospitalisation
Le centre de jour, ouvert en 2007, complète le dispositif d’hospitalisation à temps partiel de la clinique. Il accueille, du lundi au vendredi, les patients souffrant de troubles de l’humeur ou de troubles anxieux et rencontrant de réelles difficultés d’adaptation à la vie extérieure. La formule présente l’intérêt de diminuer le temps et la fréquence de l’hospitalisation complète, et atténue ainsi la « peur de la sortie ». Elle permet aux patients de rester à domicile, dans des conditions d’autonomie et d’équilibre psychologique qui les aident à redonner un sens à leur vie. A raison de 2,25 jours de présence par semaine en moyenne et sur une durée d’environ six mois, le patient participe à un programme de soins personnalisés, intensifs et polyvalents. Ce programme, adapté aux difficultés et aux capacités du patient, se compose :
- d’un accompagnement individuel (consultations médicales, entretiens psychologiques et infirmiers) ;
- d’activités thérapeutiques de groupe : esthétique, activités physiques, cuisine, psychoéducation, art-thérapie, groupes de parole, gestion du stress… ;
- d’interactions avec les réseaux environnants.
Un contrat de soins est signé par le patient qui se voit de ce fait engagé et responsabilisé dans le suivi de sa thérapie. Des évaluations-synthèse cliniques et des bilans réguliers ponctuent le parcours de soins.
La Clinique Pen An Dalar en bref
Capacité d’accueil : 125 lits
107 lits d’hospitalisation courante
6 lits de crise
12 places de nuit
12 places au Centre de jour- Terre de Sienne
Equipe médicale
6 psychiatres libéraux
2 médecins généralistes
Equipe soignante du centre de jour :
1 psychiatre coordonnateur ;
1 directrice des soins
1 coordinatrice de soins
2 infirmières
2 psychologues
1 art-thérapeute
L’équipe soignante du service de nuit :
1 infirmière référente du service (présente en journée)
3 infirmières de nuit
1 psychologue

