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09 juin 2010
 

La scintigraphie, au service du diagnostic

Irremplaçable, comme une scintigraphie

La France compte seulement un peu plus de 200 services équipés pour réaliser des scintigraphies, un examen qui permet de faire des images du corps humain. A la différence de la radiographie, de l’échographie ou du scanner, la scintigraphie renseigne sur le fonctionnement des tissus et des organes (os, thyroïde, cœur, cerveau…). Cette spécificité en fait un examen précieux pour établir le diagnostic de certaines maladies et assurer leur suivi. A l’exception des femmes enceintes, tout le monde peut en bénéficier. Des nourrissons aux personnes âgées !

Un principe commun

La scintigraphie débute par l’injection, l’inhalation ou l’ingestion d’une très faible dose d’un produit radioactif appelé « traceur ». La voie d’administration et le type de traceur sont choisis en fonction de la partie du corps que le médecin veut explorer. Le traceur émet un rayonnement gamma, comparable à celui d'une simple radio des poumons. Le traceur se fixe de façon transitoire sur l’organe ou le tissu à étudier. On se tient allongé ou assis pendant qu’un appareil spécial (une gamma-caméra) analyse les signaux émis par le traceur. Un ordinateur transforme ces signaux en images. Un médecin nucléaire spécialisé les analyse et les confronte aux autres résultats (examen physique, prise de sang, radio…) pour établir son diagnostic.

 

Des applications multiples

La scintigraphie a aujourd’hui de nombreuses indications, des plus courantes aux plus exceptionnelles que le service de  l’Hôpital privé Claude Galien  peut réaliser. Il peut ainsi effectuer des scintigraphies des os, de la thyroïde et des parathyroïdes, de l’estomac et des intestins ou encore des reins. En cardiologie, les scintigraphies contribuent à déceler une angine de poitrine, un infarctus du myocarde ou une maladie du muscle cardiaque. La scintigraphie des poumons est utile pour diagnostiquer une embolie pulmonaire et suivre son évolution sous traitement, mais aussi pour faire un bilan avant une opération des poumons. La scintigraphie du cerveau permet d’explorer une épilepsie ou un accident vasculaire cérébral. Elle contribue également au diagnostic précoce de la maladie de Parkinson et de la maladie d’Alzheimer.

En cancérologie aussi

A l’hôpital privé Claude Galien, les scintigraphies aident aussi à détecter de façon précoce un cancer ou sa récidive, à rechercher des métastases, à repérer le ganglion le plus proche d’une tumeur, à diagnostiquer certains types de tumeurs (carcinoïdes) ou encore à évaluer le retentissement sur le cœur des chimiothérapies.

En chiffres
 • 70 000 scintigraphies sont réalisées chaque jour dans le monde
 • 3 services de scintigraphies dans le département de l’Essonne et 40 seulement en région Ile-de-France
 Sources : SFMN, Nature

Màj. 09 juin 2010

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