L’Hôpital Privé de Parly II - Le Chesnay propose une activité chirurgicale pluridisciplinaire, une maternité, des urgences et consultations...

 
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Actualités
18 juillet 2011
 

L'Hôpital privé Parly II se dote d'un moniteur de surveillance peroperatoire des nerfs.

Certaines interventions chirurgicales exposent les nerfs à des lésions irréversibles. C’est le cas des thyroïdectomies, au cours desquelles le nerf laryngé inférieur ou nerf récurrent, peut être lésé de façon transitoire ou définitive. L’être humain est doté de deux nerfs récurrents, l’un à droite l’autre à gauche, chacun étant responsable de la mobilité d’une corde vocale. Ce nerf entre en contact intime avec la glande thyroïde, juste avant de pénétrer dans le larynx. Il est donc particulièrement exposé lors de l’exérèse de cette glande. La paralysie du nerf récurrent provoque une immobilité de la corde vocale qu’il innerve. Une atteinte unilatérale entraine une dysphonie (trouble de la voix) et une atteinte bilatérale peut provoquer une détresse ventilatoire au réveil du patient.

"La recherche peropératoire systématique de ce nerf limite le risque de paralysie,  précise le Docteur Stéphane HERVE. ORL et chirurgien de la face et du cou à l'Hôpital privé Parly II,  mais ce repérage à l’œil nu devient très difficile dans le cas d’une reprise chirurgicale ou dans celui d’un volumineux goitre."

L’Hôpital privé de Parly II va se doter en septembre 2011 d’un moniteur de surveillance peropératoire des nerfs de dernière génération (NIM-Response 3.0).

Le principe en est simple : une sonde d’intubation munie d’un capteur de mouvements est placée par le médecin anesthésiste de telle façon que ce capteur soit situé entre les deux cordes vocales. Le nerf récurrent, lorsqu’il est stimulé par une sonde spéciale ou par des électrocoagulations proches, provoque des mouvements des cordes vocales. Les mouvements ainsi provoqués déclenchent des alertes à la fois visuelles et électriques. "Ce système renseigne le chirurgien sur deux points essentiels,  confirme le Docteur Hervé: tout d’abord qu’il s’agit bien du nerf récurrent lorsqu’il a un doute sur la nature de la structure qu’il observe et d’autre part que le nerf est bien intact avant de débuter la chirurgie du côté opposé ."

Les docteurs Assaf et Hervé utiliseront également ce moniteur au cours des chirurgies de la glande parotide et de l’oreille moyenne, chirurgies à risque pour le nerf facial, nerf responsable des mouvements des muscles de la face. Bien entendu, rien ne peut remplacer l’expérience du chirurgien mais ce moniteur de surveillance peropératoire des nerfs accroit la sécurité des patients, surtout lorsqu’il est utilisé par un chirurgien déjà rompu à ces types de chirurgies.

Màj. 18 juillet 2011

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