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Centre de Polysomnographie

L'Hôpital Privé La Louvière dispose depuis près de 5 ans d’un Centre de Polysomnographie renommé. Il s’agit d’un véritable pôle d’excellence, original, doté d’équipements modernes et de spécialistes très pointus qui permet de diagnostiquer des anomalies respiratoires et du sommeil…

 

De quoi s’agit-il ? 

La polysomnographie est un examen médical pratiqué au cours d’une nuit, entre 20 heures et 7 heures.

Il consiste à enregistrer au cours du sommeil du patient différentes variables physiologiques : rythme respiratoire et cardiaque, activité électrique cérébrale et musculaire

 etc.

D’autres examens, les tests de latence au sommeil et de maintien d’éveil, qui nécessitent un enregistrement de l'activité cérébrale, sont réalisés en journée, au cours de siestes, en l’occurrence, au Centre de la Louvière à 9 heures, 11 heures et 13 heures et 15 heures.

Le test de latence au sommeil (TLE) sert à déterminer une somnolence diurne et permet notamment de diagnostiquer une narcolepsie qui se définit comme un besoin subit et irrésistible de sommeil d'une durée de quelques minutes qui peut s'accompagner d'autres phénomènes cliniques du sommeil (hallucinations hypnagogiques, paralysie du sommeil ou cataplexie). Le TLE se déroule au cours d’une succession de plusieurs siestes dans la journée. La personne est étendue sur un lit, avec ses vêtements, dans une luminosité tamisée et doit essayer, pendant l’examen, de dormir sans résister au sommeil. Le temps à l’endormissement et les stades de sommeil sont mesurés.
 
Le test de maintien d’éveil consiste en plusieurs « non-siestes » au cours desquelles le patient essaie de ne pas dormir. Il permet notamment de vérifier pour des personnes atteintes de troubles du sommeil, qu’il n’existe pas de somnolence diurne. De nombreux patients sont envoyés par les médecins du travail, notamment des chauffeurs - routiers.

Pour les examens, le Centre dispose de 6 chambres spécialement équipées et accueille 5 à 6 patients, 7 jours sur 7.

Pourquoi tant d’électrodes ?

Une fois que le praticien pneumologue a confirmé l'indication de la polysomnographie, un technicien du sommeil prépare le patient à l'examen. Ce dernier doit au préalable s’être douché et, pour les hommes, avoir le visage rasé.

Chaque préparation nécessite une vingtaine de minutes au cours desquelles le technicien pose une vingtaine de points de captage (électrodes, micros, sangles, pince de doigt) sur le visage (menton, front et.), le cuir chevelu et différentes parties du corps du patient. La pose des électrodes, parfaitement indolore, se fait en appliquant un gel adhésif conducteur entre la peau et l’électrode. Tous les capteurs sont branchés à une boîte d’enregistrement.

Parmi les mesures effectuées, les sangles placées autour du thorax et de l'abdomen permettent de suivre les mouvements respiratoires. Un capteur de mouvements y est associé pour définir si l’on dort sur le ventre, le côté ou le dos. Un masque, ou capteur naso-buccal, enregistre le flux aérien. Il permet d’identifier les éventuels événements respiratoires anormaux (ERA) : apnées, hypopnées, épisodes de limitation du débit...etc.

Les électrodes collées sur le cuir chevelu mesurent l'activité électrique des zones cérébrales [électroencéphalogramme] selon les phases d’endormissement. Des électrodes mises sur le front entre les orbites oculaires et sur les tempes permettent un suivi des mouvements oculaires [électro-oculogramme] et informent sur les phases de sommeil, lent ou paradoxal, du patient. Les électrodes placées au menton et sur une jambe enregistrent l'activité électrique de ses muscles [électromyogramme]. Cet examen permet de suivre le tonus musculaire, qui s’amenuise lors de l’endormissement. Le mouvement des jambes est également mesuré, ce qui permet de diagnostiquer un éventuel « syndrome des jambes sans repos », trouble neurologique pouvant causer des insomnies chroniques. Un capteur de son, placé sur la glotte, sert lui à l’analyse du ronflement. D’autres électrodes mesurent l'activité électrique du cœur (électrocardiogramme). Enfin, un oxymètre, qui se présente sous la forme d’une pince placée au bout d’un doigt, calcule, sans douleur, l’oxygénation du sang. Rien n’échappe à la mesure, ce qui permet de diagnostiquer de nombreux comportements ; notamment l’apnée du sommeil, qui entraine des somnolences intempestives parfois dangereuses notamment au volant …

Une prise en charge complète du patient au centre CLEFAR à l'Hôpital Privé La Louvière avec ses 3 chirurgiens thoraciques et 5 médecins pneumologues : Dr Bure, Dr Caubet, Dr Codron, Dr Dernis, Dr Fortin, Dr Gentina, Dr Jounieaux, Dr Lamblin C.

 

Article "La voix du Nord" sur la 12éme journée du sommeil le 16 mars 2012  

Màj. jeudi 22 mars 2012

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